hypnologie

L’hypnose, c’est quoi au juste ?

Si l’hypnose a longtemps été connue surtout pour sa variante « spectacle », l’hypnose thérapeutique entre de plus en plus dans les mœurs. Mais comment se repérer parmi tous les types d’hypnose et savoir laquelle est faite pour vous ?

Vous avez déjà eu l’impression, en lisant un roman, en conduisant, en regardant dans le vague, que votre esprit était « ailleurs » ? Vous avez donc déjà été en état de conscience modifié, en hypnose. C’est un état totalement naturel, qui se reproduit même plusieurs fois par jour.

hypnoseL’hypnose est utilisée depuis des siècles. Dans les spectacles par des hypnotiseurs plus ou moins illusionnistes qui « ciblent » une personne (ou un complice), le font monter sur scène et lui font faire un peu n’importe quoi. Rassurez-vous, je ne vous ferai jamais faire la poule !

Les médecins aussi travaillent avec l’hypnose depuis très longtemps, pour des analgésies ou des anesthésies. Et Freud a mis en lumière la notion d’« inconscient » grâce à ses travaux sur l’hypnose.

Dans les années 90, l’état hypnotique a même été identifié en imagerie cérébrale (IRM fonctionnelle et PET-Scan), la science attestant ainsi de son existence. Les neuro-scientifiques continuent d’ailleurs les explorations autour de cet état modifié de conscience.

L’hypnose ericksonienne

L’hypnotiseur du spectacle ou les médecins lorsqu’il faut vite traiter une douleur se placent en position « haute », c’est-à-dire de sachant et utilisent un vocabulaire et des attitudes très dirigistes (le fameux « dormez maintenant !). Ils appliquent ensuite une série de tests pour vérifier la profondeur de la transe. Ce sont des hypnoses dites « traditionnelles ».

hypnose ericksonienne Milton Erickson en séance

Milton Erickson en séance

L’hypnose ericksonienne promeut à l’inverse une position « basse » du thérapeute et un langage permissif, de possibilités et surtout très créatif. Le thérapeute ericksonien est à l’écoute de son client et s’adapte en permanence à sa carte du monde. Il ne sait pas mais cherche à comprendre en induisant des états modifiés de conscience permettant de faire émerger l’inconscient du client.

L’hypnose ericksonienne a été inventée par Milton Erickson, un psychiatre américain né en 1901 et mort en 1980. Il a depuis fait de nombreux adeptes. (voir l’article Un thérapeute hors du commun)

La transe, la porte d’entrée du changement

C’est en transe que l’on obtient les résultats les plus probants, lorsque le conscient baisse la

hypnose

garde et que le dialogue avec l’inconscient peut s’établir. Mais la transe n’est pas obligatoire, d’autres stratégies peuvent être mises en place. C’est le cas avec des enfants ou lorsque les personnes sont très réticentes et ne veulent pas « lâcher prise ». On s’oriente alors vers de l’hypnose « conversationnelle » mais qui reprend les principes ericksoniens.

L’autohypnose

L’autohypnose consiste à se mettre soi-même en état d’hypnose. Elle est parfois préconisée lorsque le thérapeute ne peut être présent à côté de son client lorsqu’il en a besoin. C’est par exemple le cas lors du traitement de la douleur. Le client doit savoir faire face tout seul lorsque la douleur survient. Son thérapeute lui transmet alors des outils.

L’autohypnose peut également être efficace pour des problèmes de sommeil ou pour réactiver une séance. Mais elle ne saurait substituer à un travail avec un hypnothérapeute.

Il existe d’autres variantes de l’hypnose, comme l’hypnose humaniste, qui travaille plus spécifiquement sur l’état de conscience augmenté,  ou encore spirituelle qui privilégie les recherches autour de l’âme, des vies antérieures ou futures.

Pour ma part, je pratique essentiellement l’hypnose ericksonienne, qui correspond le mieux à mes valeurs.


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